Le Cellier des Archers, preuve que l’avenir des Arcs passe par sa terre
Le Prix d’Excellence du Concours Général Agricole 2026 décerné au Cellier des Archers n’est pas une simple récompense viticole. C’est un signal fort. Un signal économique, territorial et politique..
Pour la première fois, une cave coopérative varoise accède à cette distinction suprême. Ce succès met en lumière le travail collectif de femmes et d’hommes engagés : viticulteurs récoltants, coopérateurs, salariés et administrateurs. Ensemble, ils produisent ici, aux Arcs-sur-Argens, parmi les meilleurs vins de France, avec constance, exigence et intelligence collective.
Cette reconnaissance démontre une vérité essentielle : l’agriculture est performante quand on lui donne les moyens de l’être. Le Cellier des Archers est aujourd’hui l’une des entreprises majeures de la commune, par ses emplois, ses retombées économiques, son image et son rôle structurant dans la transition agro-écologique, le respect des sols et la qualité des productions.
Et pourtant, notre territoire a reculé.
En moins de dix ans, la surface viticole est passée de 317 hectares en 2016 à environ 250 hectares aujourd’hui. Ce recul est le résultat de choix politiques qui ont trop souvent privilégié le béton à la terre, le court terme à la vision.
C’est une erreur historique.
Car la viticulture n’est pas un décor.
C’est une économie.
C’est un patrimoine.
C’est un paysage.
C’est une identité.
C’est un avenir.
Grâce à la Maison des Vins, Les Arcs sont aujourd’hui une véritable capitale des AOP de Provence. Peu de communes peuvent s’en prévaloir. Et pourtant, cette richesse reste insuffisamment valorisée : le travail des vignerons coopérateurs, des viticulteurs récoltants et des caves particulières mérite une reconnaissance bien plus forte.
Il est temps d’assumer ce que nous sommes : une terre de grands vins.
Le Prix d’Excellence obtenu par le Cellier des Archers doit marquer un tournant. Il nous oblige collectivement à :
• protéger le foncier agricole,
• stopper l’artificialisation des terres,
• soutenir celles et ceux qui produisent,
• bâtir une stratégie ambitieuse de valorisation viticole et œnotouristique.
L’avenir des Arcs ne se construira pas contre sa terre.
Il se construira avec elle.
Le Cellier des Archers vient de nous en apporter la plus belle démonstration.


